Edouard de Castelnau

Edouard de Castelnau

Edouard de Castelnau was born in 1851. He became Chief of Staff to to Joseph Joffre, Commander of the French Army, in 1911. In this post he played an important role in the development of Plan 17.

On the outbreak of the First World War Castelnau took command of the French Second Army. In 1914 he led the failed invasion of Lorraine but was more successful in defending French positions at the Marne. A strong supporter of offensive warfare, Castelnau led the attack on the German lines at Albert in September, 1914. .

Castelnau supervised the defence of Verdun in 1916 and successfully opposed plans to withdraw from this part of the Western Front. When Robert Nivelle replaced Joseph Joffre in December, 1916, Castlenau retired from active service.

In 1918 General Castelnau returned to the Western Front and led French troops back into Lorraine. Edouard de Castelnau died in 1944.


Édouard Armand Isidore Hippolyte Lartet

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Édouard Armand Isidore Hippolyte Lartet, (born April 1801, Saint Guiraud, near Castelnau-Barbarens, Fr.—died January 1871, Seissan), French geologist, archaeologist, and a principal founder of paleontology, who is chiefly credited with discovering man’s earliest art and with establishing a date for the Upper Paleolithic Period of the Stone Age.

A magistrate in the département of Gers, Lartet made his first discovery of fossil remains in 1834 near Auch in southwestern France. Thereafter he devoted much of his time to a systematic excavation of French caves. In 1852, at Aurignac, he found evidence of the contemporaneous existence of man and extinct animals, and in 1860 he discovered a number of early implements at Massat. His “Sur l’ancienneté géologique de l’espèce humaine dans l’Europe occidentale” (1860 “Antiquity of Man in Western Europe”) was followed by New Researches on the Coexistence of Man and of the Great Fossil Mamnifers Characteristic of the Last Geological Period (1861).

From 1863, with the support of the English banker-ethnologist Henry Christy, he turned his attention to the Dordogne district and excavated a number of sites well known in the annals of prehistory, including Les Eyzies and La Madeleine, where, in particular, a mammoth bone bearing the engraved figure of an extinct animal was found in an undisturbed Ice Age deposit.

With Christy, Lartet went on to show that the Stone Age comprised successive phases of human culture. They published their researches as Reliquiae Aquitanicae (“Aquitanian Remains”), the first part appearing in 1865, after Christy’s death. Publication of this monumental work was completed in 1875 under the title Reliquiae Aquitanicae Being Contributions to the Archaeology and Palaeontology of Périgord and the Adjoining Provinces of Southern France. From 1869 until his death Lartet was professor of paleontology at the museum of the Jardin des Plantes, Paris.


Sommaire

Avant la Grande Guerre Modifier

Fils de Michel de Castelnau, maire de Saint-Affrique, Noël Édouard Marie Joseph de Curières de Castelnau naît à Saint-Affrique, dans une famille de la noblesse du Rouergue [ 2 ] . Il est le troisième de cinq enfants. Son frère ainé, Léonce, est un homme politique d'envergure nationale, président du groupe parlementaire de l'Action libérale à l'Assemblée nationale. Son autre frère Clément est directeur de l'École des mines de Saint-Étienne.

Ruinée par la Révolution, sa famille doit partager une maison à Saint-Affrique avec les trois oncles de sa mère, les abbés Barthe. Ceux-ci le verraient bien notaire mais lui veut être officier de marine. Pour des raisons d'âge, il doit se réorienter vers l'armée de terre et fait partie de la 54 e promotion de Saint-Cyr, la promotion du Rhin (1869 – 1871), modifiée après la guerre en promotion du 14 août 1870, dont il sort sous-lieutenant le 14 août 1870 . Il est nommé au 31 e régiment d'infanterie et participe à la guerre franco-allemande de 1870 dans l’armée de la Loire [ 3 ] .

Après la guerre, il sert comme lieutenant puis capitaine dans divers régiments avant d’intégrer l'École de guerre en 1879. Affecté à l’État-Major de l’Armée à Paris en 1893, il en dirige le 1 er bureau en 1897. Il connaît un premier retard de carrière en étant mis en cause par le polémiste Urbain Gohier qui, dans un article dans L'Aurore [ 4 ] , dévoile qu’il est le descendant d’un émigré qui a combattu dans l’armée du Prince de Condé pendant la Révolution. En 1900, il est la cible du nouveau ministre de la Guerre, le général André qui veut le licencier de l’armée en raison de ses origines aristocratiques et de son catholicisme. Selon lui, Castelnau n'a pas le profil républicain qu'il souhaite imposer dans l'armée. Le chef d'État-Major, le général Delanne s'oppose à cette décision. Il nomme Castelnau au commandement du 37 e régiment d'infanterie de Nancy puis démissionne ce qui entraîne une interpellation du gouvernement à la Chambre et au Sénat [ 5 ] . Le ministre se venge en maintenant Castelnau cinq ans dans ce poste, soit le double de la durée habituelle dans ce type de commandement. Il veille également à ce qu'il ne soit pas promu général en dépit de ses états de service mais l'affaire des fiches va relancer sa carrière. Le général André est contraint à la démission et, quelques mois plus tard, le 25 mars 1906 , à la demande de Paul Doumer, Castelnau est promu général de brigade. Il commande successivement une brigade à Sedan, puis à Soissons. Le 21 décembre 1909 , il devient général de division ce qui va le mettre pour la première fois sous les ordres du général Joffre. Celui-ci commande en effet le corps d'armée dont dépend la 13 e division de Chaumont dont hérite Castelnau. Les deux hommes apprennent à se connaître. Aussi, quand Joffre est nommé à la tête de l'armée de terre française le 28 juillet 1911 , il insiste pour avoir Castelnau à ses côtés. Celui-ci prend le titre de premier sous-chef d'état-major. Il va avoir principalement la charge de concevoir un nouveau plan de mobilisation et de concentration des armées françaises en cas de guerre : le plan XVII. En 1912, il est confirmé dans ses fonctions en devenant chef d'état-major en titre en remplacement du général Dubail [ 6 ] . Par décret du 30 octobre 1913 , il est ensuite nommé au Conseil supérieur de la guerre ce qui le désigne pour prendre le commandement de la 2 e armée française en cas de conflit. Au cours de l'année 1913, Castelnau se trouve largement exposé au violent débat qui accompagne la loi des Trois ans. En effet, lors de l'élaboration du plan XVII , il devient vite évident qu'il faut accroître les effectifs militaires dès le temps de paix. Seul un allongement d'une année supplémentaire du service militaire permet d'y parvenir or près des deux tiers des députés radicaux et socialistes sont farouchement contre la perspective d'un service de trois ans. Conduite par Jean Jaurès, l'opposition à ce projet de loi prend rapidement une tournure passionnelle. Castelnau, considéré comme l'inspirateur du texte devient la bête noire des opposants d'autant que le texte est finalement voté le 19 juillet 1913 . Le ressentiment à l'égard de Castelnau de la part de la mouvance radicale-socialiste perdure jusqu'à la fin de sa vie. Georges Clemenceau, pourtant favorable à la loi des trois ans, immortalise cet antagonisme en affublant Castelnau de surnoms tels « le capucin botté » [ 7 ] ou « le général de la Jésuitière » [ 8 ] qui passent à la postérité.

La Grande Guerre Modifier

À la déclaration de guerre, il rejoint son armée en cours de mobilisation à Nancy. Le 15 août 1914 , les cinq armées françaises passent à l'offensive contre les Allemands qui sont en train d'effectuer un large mouvement de débordement par la Belgique. Castelnau affronte l'armée du prince Rupprecht de Bavière qui l'attend sur des positions préparées à l'avance à Morhange. Alors que le Grand Quartier général (GQG) prétend que les Allemands sont en retraite [ 9 ] et qu'il n'y aurait devant lui que des arrière-gardes [ 10 ] , Castelnau bute soudain sur des forces considérables fortement appuyées par de l'artillerie lourde.

La 2 e armée française, composée notamment des 15 e , 16 e , 20 e corps d'armées et du 2 e groupe de division de réserve (2 e GDR commandée par le général Léon Durand), subit de lourdes pertes et doit se replier sur Nancy. Heureusement, Castelnau réussit à reformer son armée qu'il peut alors lancer dans une manœuvre de flanc qui va infliger une lourde défaite aux Allemands qui le poursuivent. C'est la bataille de la Trouée de Charmes ( 24-27 août ). Il empêche ainsi les armées françaises qui se replient vers Paris d'être tournées par la droite et rend possible la bataille de la Marne. Au moment où les autres armées remportent la victoire de la Marne, Castelnau bloque une nouvelle offensive allemande visant Nancy : c'est la bataille du Grand-Couronné ( 4-13 septembre ). Cela lui vaut le surnom de « sauveur de Nancy » [ 11 ] .

Édouard de Castelnau est promu, le 18 septembre 1914 , grand officier de la Légion d'honneur. Joffre le retire ensuite du front de Lorraine et lui confie la mission de prolonger le flanc gauche des armées françaises au nord de l'Oise, en s’efforçant de déborder l'aile droite allemande. C'est le début de la course à la mer, que Castelnau engage et mène jusqu'à Arras. Cette manœuvre est ensuite poursuivie jusqu'à atteindre le rivage de la mer du Nord par le corps expéditionnaire britannique, l'armée belge et plusieurs corps de l'armée française sous le commandement du général Foch. En Picardie, Castelnau se distingue en résistant à une offensive allemande commandée par le général von Kluck dans la région de Roye. Cela lui vaut après la guerre cette appréciation de son ancien adversaire : « L'adversaire français vers lequel sont allées instinctivement nos sympathies, à cause de son grand talent militaire et de sa chevalerie, c'est le général de Castelnau. Et j'aimerais qu'il le sût [ 12 ] » .

À partir du mois de novembre 1914 , en Belgique et en France, les combats prennent la forme d'une guerre des tranchées. Mettant en œuvre des principes tactiques nouveaux, notamment en lançant son infanterie sous la protection d'un barrage d'artillerie roulant, Castelnau remporte une victoire au Quesnoy-en Santerre [ 13 ] . Dès le début de l'année 1915, il préconise d'adopter une attitude défensive sur le front français en attendant d'avoir suffisamment d'artillerie lourde pour percer les défenses allemandes et, dans l'intervalle, de lancer une grande offensive dans les Balkans. Son idée reçoit le soutien du président Poincaré et d'Aristide Briand, alors ministre des Affaires étrangères mais Joffre et le GQG s'y opposent [ 14 ] .

En juin 1915 , il est placé à la tête du groupe d'armées du Centre et dirige l'offensive de Champagne du 25 septembre 1915 : en quelques jours il fait 25 000 prisonniers, prend 125 canons mais, perturbée par une pluie continuelle, cette offensive ne débouche pas sur une victoire stratégique. À la suite de ce fait d'armes, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le 8 octobre 1915 et, deux mois plus tard, le 11 décembre 1915 , il est nommé chef d’État-Major général des armées françaises, poste qu’il occupe tout au long de l’année 1916. Dans cette fonction, il seconde le généralissime Joffre. Il apporte une contribution décisive à la bataille de Verdun. Contrairement à une majorité des officiers du GQG qui ne croient pas à une offensive allemande à cet endroit [ 15 ] , lui la redoute. Il intervient alors pour faire renforcer les défenses de la ville et fait mettre en alerte le 20 e corps d'armée à Bar-le-Duc pour pouvoir l'engager en renfort en cas d’attaque allemande. Celle-ci se déclenche le 21 février 1916 . Alors qu'après trois jours de combat, les défenses françaises sont en train de céder, Castelnau se rend à Verdun et prend les décisions capitales [ 16 ] qui vont permettre la résistance. Il nomme le général Pétain et réorganise le commandement local [ 17 ] . Tout au long des neuf mois que dure la bataille, il intervient pendant les épisodes les plus critiques [ 18 ] . Après six semaines de combats, il décide de nommer le général Nivelle [ 19 ] , le général Pétain prenant le commandement du groupe des armées du Centre (GAC). C'est lui enfin qui ordonne au mois de novembre 1916 , contre l’avis des officiers de l'entourage de Joffre, la dernière offensive transformant cette longue bataille en une victoire française [ 20 ] .

En décembre 1916 , Joffre est remplacé à sa fonction de commandant en chef des armées. Le général Robert Nivelle est choisi pour lui succéder, Joffre étant élevé à la dignité de maréchal de France. Le poste de chef d’État-Major des armées est supprimé et Castelnau est nommé au commandement du groupe d'armées de l'Est. Cependant, ce secteur du front où opèrent ses unités est le moins actif. Le 25 juin 1917 , il reçoit la médaille militaire. Au printemps 1918, profitant du retrait russe du conflit après la révolution bolchevique, les Allemands ramènent l’ensemble de leurs forces en France et en Belgique puis lancent une série de grandes offensives qui sont en passe de les rendre victorieux. Les armées que commande Castelnau ne jouent pas un rôle de premier plan pendant cette période. Par contre, alors que les troupes franco-britanniques, renforcées par le contingent américain, reprennent l’initiative au cours de l’été, il est désigné pour préparer une manœuvre décisive en Lorraine [ 21 ] . Dans ce secteur, la faiblesse du dispositif allemand laisse présager un succès de grande ampleur susceptible d’accélérer la fin de la guerre. À deux jours près, Castelnau ne connaîtra pas une nouvelle victoire. L'armistice du 11 novembre suspend son attaque alors qu’elle l’aurait sans doute conduit profondément en Allemagne. En dépit des pertes supplémentaires que cela aurait occasionnées — « je sais trop l’amertume des larmes versées sur les tombes, écrit-il à sa famille en pensant à ses trois fils Gérald, Xavier et Hugues qui ont été tués au cours de cette guerre » — Castelnau pense que les alliés n’auraient pas dû signer l'armistice de manière prématurée [ 22 ] .

L’après-guerre Modifier

Il fait une entrée solennelle à Colmar le 22 novembre 1918 lors des célébrations de la libération de la ville. À cette occasion, la presse du monde entier annonce son élévation au maréchalat [ 23 ] mais le gouvernement s’y refuse. Pourtant l’opinion publique la réclame comme en témoigne l’ovation qu’il reçoit le 14 juillet 1919 quand il défile sur les Champs Élysées. À son passage, la foule se met à scander « Maréchal ! Maréchal ! » réclamant qu’il soit élevé au maréchalat comme l’avaient été Joffre, Foch et Pétain [ 24 ] . Comme les autres grands chefs militaires de la Grande Guerre, il est l’objet de nombreux honneurs. À Lyon, le maire de la ville Édouard Herriot, pourtant très anticlérical, l’accueille par un discours d’une rare emphase il ajoute « Votre victoire, votre victoire unique du Grand Couronné deviendra classique comme celle de jadis aux Thermopyles » « je vous compare à ce grand chef, Turenne, dont la figure luit dans notre Histoire comme l’une des plus nobles, des plus simples, des plus pures de notre race et de notre temps » [ 25 ] .

Il entre au Parlement en 1919 comme député de l’Aveyron avec la vague bleu horizon, au sein du parti républicain majoritaire, la Fédération républicaine, classée à droite. Il est élu président de la Commission de l’armée. Dans cette fonction, il marque la législature en faisant adopter une durée du service militaire de dix-huit mois le 23 avril 1923 . C’est sans doute sa participation active à la vie politique qui incite le gouvernement d’Aristide Briand et le ministre de la Guerre, Louis Barthou, à l’écarter de la nouvelle liste des maréchaux qui est annoncée le 19 février 1921 . En effet, aux yeux de beaucoup de parlementaires, dont Léon Blum, Castelnau s’affirme chaque jour un peu plus comme un leader national [ 26 ] . Cette éviction déclenche une interpellation du gouvernement à l’Assemblée [ 27 ] . En dépit d’un fort mouvement de l’opinion publique comme en témoigne le sondage réalisé par le quotidien Le Journal en faveur de sa nomination, Castelnau ne sera jamais fait maréchal [ 28 ] . Clemenceau lui-même s’en étonne : « Je n’aurais été ni surpris ni chagriné de voir le nom de M. le général de Castelnau parmi les six maréchaux de France. Il est regrettable qu’on l’ait oublié et c’est à nous et non pas à lui que cet oubli fait le plus grand tort » [ 29 ] .

Aux élections de 1924 qui consacrent la victoire du Cartel des gauches, il est battu par le mathématicien Émile Borel. Il veut alors s’éloigner de la vie publique. Mais, devant la résurgence d’une politique anticléricale mise en œuvre par le nouveau président du Conseil, Édouard Herriot, il lance alors l’idée d’une vaste fédération nationale des divers mouvements catholiques. La Fédération nationale catholique, (FNC) est née. Elle a compté jusqu’à deux millions d’adhérents. À sa tête, il fait plier le pouvoir en place qui est contraint d’abandonner l’ensemble de son programme anticlérical (dénonciation du concordat alsacien, fermeture de l'ambassade au Vatican, expulsion des congrégations religieuses, suppression de l'école libre, etc. ) devant les grandes manifestations que Castelnau organise dans toute la France. Cela lui vaut la détestation d’une partie de la mouvance radical-socialiste et d’être caricaturé sous les traits d’un personnage réactionnaire et royaliste. On lui reproche par exemple sa présidence de la Ligue des patriotes entre 1924 et 1926 alors que ce mouvement a depuis longtemps perdu tout caractère antiparlementaire et que, sous la présidence de Castelnau, il s'en tient à une attitude strictement apolitique [ 30 ] . Il reste président en titre de cette ligue jusqu'en décembre 1932 [ 31 ] . Il faudra attendre l’aube du XXI e siècle pour que des historiens contemporains tels René Rémond corrigent cette image et le décrivent comme un républicain de droite modéré et aux idées sociales en avance sur son temps. Cette dualité s’exprime notamment à l’occasion du Front populaire. Homme de droite, Castelnau s’élève contre les occupations d’usines qui marquent les débuts du gouvernement Blum et prêche l’union contre le communisme [ 32 ] alors que quelques semaines auparavant, il n’hésitait pas à soutenir une grande partie de son programme social [ 33 ] .

Castelnau, éditorialiste engagé Modifier

À partir de décembre 1919 , Castelnau devient l’un des éditorialistes du quotidien parisien L'Écho de Paris. Avec un tirage de 200 000 exemplaires, ce journal dépasse le seul public catholique pour toucher l’opinion conservatrice dans son ensemble. Castelnau s’y révèle pugnace, notamment à l’encontre des gauches anticléricales. Il s’en sert également pour soutenir l’action de la Fédération nationale catholique contre le gouvernement d’Édouard Herriot dont il salue la chute en intitulant son éditorial : « Le cartel des fraudeurs a vécu [ 35 ] ». C’est dans ce quotidien que Castelnau fait paraître son article en faveur des Assurances sociales dans lequel il invite les chefs d’entreprise à se mettre au service de « leurs frères », les travailleurs [ 36 ] . Le thème de la défense nationale fait également partie de ses interventions ce qui l’amène à répondre à Louis-Alfred Pagès de L'Ouest-Éclair à qui il reproche son soutien implicite aux demandes allemandes d’aménagement du traité de Versailles [ 37 ] . L’affaire conduit L'Ouest-Éclair, soucieux de ménager une personnalité aussi en vue que le général de Castelnau, à faire amende honorable [ 38 ] . Enfin, L’Écho de Paris lui fournit en 1936 l’occasion d’apostropher le gouvernement républicain espagnol au début de la guerre civile. Sous le titre « Frente Popular, Frente Crapular », Castelnau s’indigne du massacre de milliers de religieux espagnols et dénonce le noyautage progressif par le Komintern des principaux ministères [ 39 ] .

En 1924, il fonde l’hebdomadaire La France Catholique qui va lui servir de tribune au sein de la catholicité et dont certains de ses textes sont repris par la presse nationale. Progressivement, un clivage apparaît à propos de la situation internationale entre La France Catholique qui défend une ligne conservatrice et des organes de presse nettement plus progressistes, tels les journaux de Francisque Gay, L’Aube et La vie catholique ainsi que la revue Esprit d’Emmanuel Mounier. Le politologue René Rémond a été le premier historien à se pencher sur les affrontements qui ont déchiré les catholiques français de l’entre-deux-guerres sur les questions du nationalisme et du pacifisme. En avril 1931 , La Croix fait paraître un article intitulé « les catholiques veulent la paix [ 40 ] ». Ce texte inspiré par l’initiative pontificale contenue dans l’encyclique Ubi arcano Dei consilio déclenche un débat passionné qui prend bientôt la forme d’un affrontement entre certains dirigeants de l’Association catholique de la jeunesse française (ACJF) et le général de Castelnau. Au-delà de divergence de doctrine, il y a également un conflit de générations entre un homme qui a dépassé les 80 ans et ses opposants beaucoup plus jeunes. Ils lui reprochent de ne pas tenir compte des consignes pontificales en faveur de la paix et l’accusent de nationalisme. Les critiques prennent rapidement un tour personnel. Francisque Gay dans La Vie catholique et dans L’Aube met en cause son passé militaire. La revue Sept lui emboîte le pas [ 41 ] . Quant à Emmanuel Mounier, il va jusqu’à lancer dans la revue Esprit la terrible apostrophe : « Général, trois fils, n’est-ce pas assez [ 42 ] ? » ce qui force la revue à s’excuser dans le numéro suivant en raison de l’émotion soulevée [ 43 ] . Castelnau leur répond en des termes souvent outranciers, dénonçant chez ces jeunes catholiques une forme de naïveté à l’heure où la montée inexorable des régimes totalitaires en Italie puis en Allemagne devrait au contraire imposer une plus grande vigilance, comme le montre la remilitarisation de la Rhénanie par Hitler en mars 1936 . Pourtant, les revues Sept et Esprit demeurent attachées au pacifisme jusqu’à la crise de Munich et des intellectuels tels que Pierre-Henri Simon continuent à présenter le général comme un belliciste et un maurassien ce dont se défend Castelnau dans l’Écho de Paris du 26 décembre 1936 [ 44 ] .

Si celui-ci reçoit tout au long de ces années où durent ces affrontements l’appui de nombreux catholiques et d’une majorité de la hiérarchie épiscopale [ 45 ] , beaucoup lui reprochent par contre de passer par des polémiques publiques pour faire valoir des vues largement partagées. Comme le remarque son ami, le général Tournès qui l’a rejoint à la FNC : « Dans bien des occasions, il lui aurait suffi de montrer un peu d’habileté dont il ne manquait certes pas, plus simplement encore de se taire et il eût évité les jugements injustes portés sur son compte, voire des disgrâces. Une telle attitude lui était impossible : il lui fallait affirmer hautement ce qu’il tenait pour vrai » . Ces jugements injustes perdureront bien après sa mort, entretenus non seulement par des auteurs de sensibilité anticléricale, mais également au sein même de l’univers catholique par des journaux tels que La Croix ou par les anciens responsables de l’ACJF.

Pendant la Seconde Guerre mondiale Modifier

En juin 1940 , dès l’annonce de l’armistice, il prend ses distances avec tous ceux qui rallient le régime de Vichy. Il démissionne de son poste de président de la FNC et se montre très critique vis-à-vis de la hiérarchie catholique trop proche de Pétain selon son opinion. On possède l’ensemble de sa correspondance privée de l’époque qui permet de suivre et dater avec précision sa pensée [ 46 ] . Il encourage ses deux petits fils en âge de combattre, Urbain de la Croix et Gérald de Castelnau, à rejoindre la France libre. Le premier est tué le 31 mars 1945 lors du franchissement du Rhin, le second est grièvement blessé le 16 octobre 1944 pendant la Campagne de France. Bien que très âgé, il soutient activement la Résistance et n'hésite pas à cacher des armes pour le réseau de l'Armée secrète (AS) du colonel Pélissier [ 47 ] . [réf. incomplète]

Il meurt au château de Lasserre à Montastruc-la-Conseillère le 18 mars 1944 et est inhumé le 21 mars dans le caveau de famille à Montastruc. Lors de la cérémonie d'enterrement, l'évêque de Toulouse, M gr Saliège, bien que très handicapé, se fait porter dans l'église pour pouvoir honorer la mémoire de Castelnau dont il est très proche. Ce sont ses derniers mots qui clôturent la cérémonie : « Le général de Castelnau était pour nous un appui, une fierté, un drapeau » [ 48 ] .

Jugements portés sur Castelnau Modifier

Comme tous les grands chefs militaires de la Grande Guerre, Castelnau a eu ses partisans et ses détracteurs. Le jugement des historiens actuels qui le décrivent comme l'un des plus brillants et des plus accomplis (sinon le plus) officiers généraux de sa génération rejoint celui de beaucoup de ses pairs. Le général Pellé major général au GQG écrivait en juillet 1915 : « Le général de Castelnau a beaucoup vu dans sa carrière et beaucoup travaillé il connaît la guerre. Il voit vite et juste. Ses préparations de bataille sont admirables : elles sont poussées dans le détail et laissent le moins possible au hasard [ 49 ] »

Dans ses mémoires, le major général Harbord, du corps expéditionnaire américain, raconte : « C’était le général de Castelnau, que beaucoup considéraient comme le meilleur général français, mais royaliste et catholique, donc suspect. Les Américains aimaient beaucoup Castelnau, en partie grâce à son aversion pour les longs discours. Ce bon vieux Castelnau limita ses remarques à lever son verre et à souhaiter que nous puissions bientôt abreuver ensemble nos chevaux dans le Rhin [ 50 ] .»

Par deux fois, les ministres de la Guerre voudront le porter au commandement suprême pour remplacer Joffre. Ce sera tout d'abord Galliéni, mais il meurt brutalement le 27 mai 1916 avant d'avoir pu imposer ce choix. Quelques mois plus tard, lors de sa prise de fonction au ministère de la Guerre en janvier 1917 , le futur maréchal Lyautey s'étonne : « En quelques heures, il [Castelnau] m’a appris tout ce que je sais sur la guerre actuelle et la manière de la conduire. Il est bien plus fort que nous tous. Pourquoi ne l’a-t-on pas choisi pour conduire la guerre [ 51 ] ? ».

Les maréchaux Joffre et Foch seront beaucoup plus critiques. Dans leurs mémoires, ils n'hésiteront pas à insinuer que Castelnau avait dans certaines circonstances manqué de détermination. Joffre affirme avoir empêché Castelnau d'abandonner Nancy au cours de la bataille du Grand Couronné en lui téléphonant d'annuler un ordre de repli. À son tour, à propos de la bataille d'Arras pendant la course à la mer en octobre 1914, Foch assure que Castelnau s'apprêtait à effectuer une retraite qui aurait abouti à la capture de toute la 10 e armée française [ 52 ] . Ce que Joffre confirme dans ses mémoires en écrivant : « Le général de Castelnau montra, une fois de plus que sa ténacité et sa volonté n’étaient pas à la hauteur de l’intelligence que je me plaisais à lui reconnaître [ 53 ] »

Cependant, aucun document historique ne permet de valider les commentaires de ces deux hommes qui n'entretenaient pas des relations très cordiales avec Castelnau. D'autres officiers seront également critiques : ceux qui formaient l'entourage de Joffre et de Foch. Dans le journal de l'un d'entre eux, le futur général Buat [ 23 ] , on trouve de nombreux commentaires négatifs à propos de Castelnau qui est tour à tour qualifié de « catastrophar » ou de « vieillard apeuré ». Ces jugements illustrent l'opposition doctrinale qui existait entre ces partisans de l'offensive à outrance sur le front occidental indépendamment de son coût humain et Castelnau. Celui-ci était partisan de rester sur la défensive en Belgique et en France afin de limiter les pertes et de porter la guerre dans les Balkans pour profiter de la faiblesse de l'Autriche [ 24 ] . Castelnau s'est toujours refusé à polémiquer avec les deux maréchaux ou avec leurs entourages. Il mentionnait simplement que seule l'ouverture des archives — non disponibles à cette époque — permettrait d'établir la vérité [ 54 ] . Dans une étude serrée relative à ces épisodes, Benoît Chenu a semble-t-il trouvé de nombreux documents établissant que les écrits de Joffre et de Foch à son propos sont sujets à caution [ 55 ] . Quant aux commentaires émanant des officiers de leurs entourages, ils relevaient avant tout la mésentente logique pouvant exister entre des hommes au profil très différents [ 27 ] .

Proximité avec ses hommes Modifier

Comme le reconnaissait le général Gamelin, alors commandant et chef de cabinet du général Joffre, il était très populaire dans l'ensemble de l'armée [ 56 ] . Cette popularité l'avait suivie au GQG en dépit de l'hostilité de ceux qu'on avait surnommé « jeunes turcs » et qui formaient l'entourage de Joffre. Selon Jean de Pierrefeu : « Tout de suite, il fut adoré par ce que le GQG comptait d’éléments désintéressés [ 57 ] .» Contrairement à beaucoup de généraux de cette guerre, Castelnau est souvent au contact des soldats. Il se rend fréquemment dans les tranchées en disant : « Je vais jusqu'aux obus ». Il visite également les postes de secours et les hôpitaux. Lors d'un de ses passages, découvrant par hasard une pièce sombre dans laquelle sont entassés des grands blessés en train de mourir, il explose : « Je n’admets pas que mes soldats meurent comme des chiens donnez-leur donc la douceur de mourir dans des lits et de se sentir soignés et entourés dans leurs derniers moments [ 58 ] . »

Il s'estime responsable des pertes et pense que son premier devoir est de les limiter. Aussi, tout au long de la guerre, va-t-il pourchasser farouchement toute démonstration de crânerie et d’héroïsme inutile. Il interdit formellement ce qu’il appelle les « tirailleries » et prohibe les coups de main que les officiers ordonnent parfois pour des motifs infondés. Dans son livre, Fusillés pour l'exemple, André Bach cite Castelnau comme l'un des généraux les moins répressifs de cette guerre [ 59 ] .

Castelnau et le mémorial de Verdun Modifier

Alors qu’au cours de la guerre, le rôle décisif du général de Castelnau à propos de la bataille de Verdun est reconnu par tous, y compris par les Allemands qui le qualifient du titre « le sauveur de Verdun » [ 60 ] , cette contribution est volontairement occultée après-guerre par les partisans des maréchaux Joffre et Pétain qui réécrivent l’histoire en faveur de leurs champions. Le personnage du général de Castelnau disparait alors du mémorial de cette bataille. Il faudra attendre la période du Centenaire pour que les historiens corrigent ces hagiographies et rétablissent le rôle essentiel de Castelnau. En particulier, Jean-Yves Le Naour écrit en 2016 un article [ 61 ] dans lequel il précise : « La situation qui se rétablit in extremis le 26 février ne doit rien à sa présence ni à ses ordres [celle de Pétain] mais au sacrifice des poilus, d’une part, et aux instructions du général de Castelnau, de l’autre […] Pétain est convoqué au Grand Quartier Général (GQG) de Chantilly pour le 25 février à 8 heures du matin : c’est dire qu’il ne pourra pas se rendre à Verdun avant la fin de la journée. Or le temps presse. [La veille au soir, le 24] le général de Castelnau, l’adjoint de Joffre, ne tient plus en place. La situation est grave et les heures sont décisives. Aussi, il fait réveiller Joffre aux alentours de 23 heures et obtient l’autorisation de se rendre à Verdun pour apprécier la situation et y prendre les décisions qui s’imposent. Dans la nuit, par téléphone, et dans la matinée du 25, à Dugny — QG du général Herr, le commandant de la région fortifiée —, Castelnau multiplie les ordres : il y fait avancer le 20 e corps, arrivé en renfort, mais que l’on n’a pas laissé passer sur la rive droite, car la situation paraît perdue. On lui objecte que, si jamais le corps d’armée passe la Meuse, il risque d’être pris dans la nasse. Il suffira que les Allemands bombardent les ponts pour lui interdire toute retraite et l’anéantir. Castelnau s’en moque et coiffe le commandement local pour pousser le 20 e corps en avant. À la fin de la journée, les renforts parviennent enfin aux défenseurs de Verdun, harassés par cinq jours et quatre nuits de combat. Le 26 février, l’offensive allemande est enrayée. Sans cette intervention énergique de Castelnau, la chute de la rive droite de la Meuse — dont le commandement local comme le GQG avaient déjà fait leur deuil — était inéluctable. » Castelnau, en tant que numéro deux des armées françaises à cette époque, court-circuite à de nombreuses reprises la chaîne de commandement lors de cette bataille, imposant les mouvements de troupes qu'il a pensés.

Jamais après la guerre, le général de Castelnau ne s’élèvera contre ces détournements opérés au profit de la légende de Joffre ou de Pétain. Sans doute accordait-il beaucoup plus de valeur à ce témoignage qu’il recevra de la part de Jean Tocaben, jeune officier ayant combattu à Verdun et qui publie en 1931, un livre de souvenirs préfacé par André Tardieu [ 62 ] . Cet ouvrage contient une page vécue qui démontre bien l’image dont bénéficiait le général de Castelnau dans la troupe, chez les soldats du front : « Nous montions à Verdun. Nous pataugions dans les flaques de la route, lamentable troupeau. Une auto corne derrière nous, auto d’état-major, évidemment, limousine bien close où quelque officier fringant des bureaux va nous jeter à la face l’insulte des paquets de boue… Or il advint une chose insolite : la voiture, au lieu de rouler en trombe en nous éclaboussant, tardait à nous dépasser… Derrière moi, au lieu du piétinement mou de la horde, je percevais subitement comme l’ébauche d’une cadence. Qu’y avait-il donc ? Comme je tournais la tête, la voiture arrivait près de moi, roulant avec une lenteur inattendue, et, dans cette voiture, il y avait, debout, penché vers la portière ouverte, un général, la main au droit du képi à feuilles d’or, et surtout, la figure apitoyée, ses yeux portant sur nous un regard d’une tristesse infinie ! C’était le chef suprême après Joffre, Castelnau, le général aux trois fils morts, combattants comme nous, qui, de toute son âme, nous saluait… Je compris pourquoi mes hommes, d’eux-mêmes, rectifiaient l’allure et marquaient le pas. »

Citations Modifier

Beaucoup des citations prêtées à Castelnau sont apocryphes. Par contre, il en existe certaines qui sont attestées par des documents irréfutables.

« En avant, partout, à fond ! » le 25 août 1914 à la bataille de la trouée de Charmes [ 63 ] .

Le colonel Charles Repington, correspondant de guerre, rapportait dans le Times après sa visite à Verdun les paroles du général de Castelnau : « Plutôt que de se soumettre à l’esclavage allemand, la race française tout entière périra sur le champ de bataille [ 64 ] » .

Dans son hommage à l'Armée pour le journal L'Écho de Paris du 14 juillet 1919, Castelnau écrit : « L'infanterie française a triomphé de cet infernal déchaînement de fureur et d'horreur qui a dépassé tout ce que l'imagination humaine a jamais pu concevoir [ 65 ] » .

Déclaration de candidature de Castelnau pour les élections législatives de 1919 : « Je trouve là le plus efficace moyen de m’acquitter de la dette impérissable que nous autres, les chefs, nous avons contractée vis-à-vis de ceux que nous eûmes l’honneur de commander. Nous avons tant exigé de nos hommes pendant la guerre, ils nous ont tant donné que pour la sauvegarde et l’amélioration de leurs intérêts, il nous faut travailler avec une invariable constance [ 66 ] » .

Son opinion à propos de Pétain et de Vichy pendant l'été 1940 : « Plus que jamais, l’armistice m’apparaît comme ignominieux je ne puis expliquer cet acte que par la profonde défaillance intellectuelle et morale de Pétain, Weygand et Cie […] Bazaine a été traduit en conseil de guerre pour un crime dix fois moins douloureux que devra l’être Pétain. Chez celui-là, l’orgueil sénile quand « il fait don de sa personne à la France », le défaitisme, la faiblesse intellectuelle le disputent à la lâcheté » […] Le gouvernement du maréchal est affreux dans sa mentalité. La voie où il nous mène sera celle de la catastrophe [ 67 ] » .

En 1942, à un prêtre venu lui apporter un message du cardinal Gerlier lui demandant de modérer ses critiques vis-à-vis du maréchal, Castelnau réplique : « Votre cardinal a donc une langue ? Je croyais qu’il l’avait usée à lécher le cul de Pétain [ 68 ] » .

Famille Modifier

Marié à Marie Barthe (1858-1927). Trois de ses fils, Gérald (1879-1914), Xavier (1893-1914) et Hugues (1895-1915) furent tués lors de la Grande Guerre. Lors de la Seconde Guerre mondiale, son petit-fils Urbain de La Croix (1919-1945) et ses petits-neveux Jean de Castelnau (1913-1944) et Noël de Mauroy (1924-1944), tombent également au champ d'honneur.

Il est l'arrière-grand-père de l'avocat français Régis de Castelnau [ 69 ] .


Early life and works

Édouard was the son of Auguste Manet, the chief of personnel at the Ministry of Justice, and Eugénie-Désirée Fournier. From 1839 he was a day pupil at Canon Poiloup’s school in Vaugirard, where he studied French and the classics. From 1844 to 1848 he was a boarder at the Collège Rollin, then located near the Panthéon. A poor student, he was interested only in the special drawing course offered by the school.

Although his father wanted him to enroll in law school, Édouard could not be persuaded to do so. When his father refused to allow him to become a painter, he applied for the naval college but failed the entrance examination. He therefore embarked in December 1848 as an apprentice pilot on a transport vessel. Upon his return to France in June 1849, he failed the naval examination a second time, and his parents finally yielded to their son’s stubborn determination to become a painter.

In 1850 Manet entered the studio of the classical painter Thomas Couture. Despite fundamental differences between teacher and student, Manet was to owe to Couture a good grasp of drawing and pictorial technique. In 1856, after six years with Couture, Manet set up a studio that he shared with Albert de Balleroy, a painter of military subjects. There he painted The Boy with Cherries (c. 1858) before moving to another studio, where he painted The Absinthe Drinker (1859). In 1856 he made short trips to The Netherlands, Germany, and Italy. Meanwhile, at the Louvre he copied paintings by Titian and Diego Velázquez and in 1857 made the acquaintance of the artist Henri Fantin-Latour, who was later to paint Manet’s portrait.

During this period, Manet also met the poet Charles Baudelaire, at whose suggestion he painted Music in the Tuileries Gardens (1862). The canvas, which was painted outdoors, seems to assemble the whole of Paris of the Second Empire—a smart, fashionable gathering composed chiefly of habitués of the Café Tortoni and of the Café Guerbois, which was the rendezvous of the Batignolles artists. As he created the work, passersby looked with curiosity at this elegantly dressed painter who set up his canvas and painted in the open air. At the Salon of 1861, Manet exhibited Spanish Singer (1860), dubbed “Guitarero” by the French man of letters Théophile Gautier, who praised it enthusiastically in the periodical Le Moniteur universel.


The castle

Castelnaud, or rather Castelnau, the new castle, was founded in the 12 th century. In the possession of a Cathar lord Bernard de Casnac at the start of the 13 th century, it was taken by Simon de Montfort in 1214 during the Albigensian Crusade. A new castle was then built. The keep and the curtain wall date from that period.

During the Hundred Years War, the castle was often in the possession of the English. Following a siege ordered by the French king Charles VII in 1442, the French army recaptured it definitively. With the conflict drawn to a close, the castle was returned to the Caumont family, the owners since 1368. They reinforced the castle’s defences: the lower wall and new barbican were equipped with cannon ports and the artillery tower was built.

During the Wars of Religion, the castle was entrusted to Geoffroy de Vivans, born in Castelnaud. Nicknamed the Battler, he was feared throughout the Perigord and his reputation alone kept attackers away from the castle during that period.

In the 15 th century, new living apartments were set out to improve the comfort of the medieval fortress. Despite all that, the Caumont family left Castelnaud to go live in their new castle in Les Milandes.
In the 17 th century, the castle was rarely occupied. Abandoned during the French Revolution, it continued to deteriorate and even served as a stone quarry in the 19 th century.

Listed as a Historic Building in 1966, the castle has subsequently undergone spectacular restoration projects and, since 1985, it houses the Museum of Medieval Warfare.


Edouard de Castelnau - History

SAS bulletin, the Lectoure Archives, Auch, Ministry of the Armed Forces, private archives.
The origins of the Fieumarcon Stronghold can be traced back to the 12th and the 13th centuries. There was a Guillaume de Fieumarcon who died in 1231. He had a brother who was knighted by Richard the Lionheart (1157 – 1199). Othon 11 – 1250 – was a faithful vassal of the Kings of England, the legitimate sovereigns of Gascony and there was no Gascon gentleman more loyal to them than he was. Saint Simon and Catenat both praise the Military prowess of the Fieumarcons.

1660-1680
The Estate Stables were built outside the walls of the Stronghold. A document has been found dated 1683 in which the Consuls, Magistrates and residents of the area acknowledge the hamlet of Lagarde and his Lordship the Marquis of Fieumarcon, who was at this time Jean Jacques de Cassagnet de Tilladet of Narbonne and Lomagne. The document contains a list of the residents and some of their professions. A total of 36 families, 240 people out of the 400 inhabitants of the area, lived int the Stronghold, as well as the Marquis of Fieumarcon’s own family. Jeannet de Condom, Consul – Joseph de Condom, Magistrate – Jean Martis, Burger – Blaise Lacapere, Blaise Lafitte, surgeons – Jean Cadeilhan, Jeannet Gaudis, flax weavers – Lamazère, lawyer – François Bonneau, labourer – 1 carpenter – Blaise Bonne, blacksmith – Sieur Pierre Vidart, man at arm – 1 quaryman – 1 tailor – 1 saddler – Jean Castera, shoemaker – Pierre Goudis, brazier.

1730
Emery de Fieumarcon died childless in 1760 His sister’s son was heir to the tile. The castle, according to an inventory that has been found, was in a poor state of repair and almost crumbling. Emery had never been there.

1797
Assets were seized from Henri Thomas Charles de Preissac Selignac and sold by the Revolution. These consisted of « a building, pastures and land lying fallow. The building consisting of 8 rooms at ground level, beautiful arched cellars beneath them and 7 rooms on the first floor. All in an extreme state of ill repair. The rest of the said castle demolished according to the law. The resulting rubble, the adjoining terraces and the trees in the area are also part of this sale. The objects in the Eastern part of the property, the church, barns and stables, the lands suitable for ploughing and the commune of Lagarde to the North. The ditch separating theses areas and the central wall of the Stronghold» “.
Reserve price 2.100 pounds. Sold at auction for 17.000 pounds to citizen Pierre Baquet of Lectoure. During the 19th century and up until 1960, some property owners let buildings deteriorate or destroyed them in order to avoid paying land tax. When the school burnt down, it was set up again outside the walls of the property.
There were no more craftsmen. One house remained partially inhabited in order to retain ” hunting rights “. The houses were sold to gypsies who used them for storage. They camped outside them.
The 800 hectare area of the whole commune of Lagarde had in 1960 only 125 people living while in 1841 it had a population of 477 people.


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Édouard de Castelnau

Noël Marie Joseph Édouard de Curières de Castelnau, född 24 december 1851 i Saint-Affrique i Aveyron, död 19 mars 1944 i Montastruc-la-Conseillère i Haute-Garonne, var en fransk militär och vikomt av gammal adlig släkt.

Han blev officer vid infanteriet 1870, generalstabsofficer 1893, överste och regementschef 1900, brigadgeneral i mars 1906, och divisionsgeneral i december 1909. Under sin generalstabstid tjänstgjorde Castelnau som souschef och slutligen som chef för 1:a byrån (mobiliseringsavdelningen) och blev 1913 1:e souschef vid generalstaben och medlem av högsta krigsrådet.

Vid krigsutbrottet 1914 fick han befälet över 2e Armée, men vilken han inföll i tyska Lothringen och sedermera vid Le Grand Couronné i augusti-september 1914 hejdade 6:e tyska arméns framryckning mot Nancy. Juni-december 1915 var han chef för den av 4 arméer bestående mellersta armégruppen, under vilken tid bland annat offensiven i Champagne ägde rum. 10 december 1915 blev han generalstabschef för samtliga franska arméer. I den egenskapen förtog han en inspektionsresa till Salonikifronten och gjorde en betydande insats vid reorganiserandet och stärkandet av försvaret vid Verdun i februari 1916. Sedan Robert Nivelle i december utnämnts till högste befälhavare, blev Castelneu 1917 chef för östra armégruppen men avreste i januari i särskilt uppdrag till Ryssland. Efter återkomsten i mars samma år innehade han befälet över armégruppen till krigets slut.

Efter kriget var Castelnau ordförande för kommissionen för vården av de militära begravningsplatserna, 1919–24 ledamot av deputeradekammaren och från 1924 ledare för den katolska sammanslutningen La fédération nationale catolique.


Édouard Louis ‘in very bad way’ after man accused of his rape has charge dropped

Friends of French writer Édouard Louis say he is in a “very bad way” after the man he accused of raping him eight years ago, the subject of his bestselling book History of Violence, was found not guilty of the crime last week.

In 2012, Louis was a 21-year-old student called Eddy Bellegueule and newly arrived in Paris when he told police a man he had met the previous evening had raped and tried to strangle him at knifepoint before stealing his iPad and phone on Christmas Day.

A medical examination carried out at the time found injuries that the doctor concluded suggested non-consensual and unprotected sex. It also noted bruising to Louis’s neck.

Bellegueule changed his name to Louis and wrote about the alleged attack in his bestselling book Histoire de la violence (History of Violence) in 2016. This followed his 2014 autobiographical novel En finir avec Eddy Bellegueule (The End of Eddy), the story of his brutal childhood that launched him on to France’s literary scene.

The accused was arrested in 2016, after the story came out, as part of a separate police operation. His DNA matched that found on Louis in 2012.

After a long inquiry, the public prosecutor demanded the defendant be given a four-year sentence, two suspended, for sexual assault and aggravated theft. The accused denied the crimes, insisting there had been no violence and the sex had been consensual. Last week, a judge cleared him of sexual assault, but sentenced him to three months in prison for two counts of aggravated theft.

The public prosecutor has now appealed the judgment, as has Louis’s lawyer.

Didier Eribon, Louis’s former professor at Picardie University and also a bestselling writer, gave evidence at the trial.

“I saw Édouard after the attack. He was shaking and crying and in such a state of shock I wanted to take him to hospital,” Eribon told the Guardian. “At the trial, the judge said Édouard had changed his story, which he did not, and that he had refused a confrontation with the defendant. That was true, but the whole idea of being in the same room as that man was unthinkable for Édouard. It traumatised him all over again. He was genuinely terrorised by the idea. I suggested he should but he just couldn’t. He said it would kill him.

“He lives with this attack every day. It has deeply traumatised him. He still has nightmares about it. He was destroyed by this and now with this verdict he is in a very, very bad way.”

Eribon added: “It’s no surprise that women who have been raped are reluctant to report it. Clearly the words of a rape victim are not enough to be taken seriously even when backed up by evidence.

“The public prosecutor believed the rape and attempted strangulation charges had been established as well as theft, but only the theft was upheld. We are astonished, disgusted and outraged. It is incomprehensible.

“The judge asked me if Édouard was in the habit of meeting boys and taking them back to his home. He is a young man with an open sex life. Would you ask that of a woman? This is an example of the rape culture that exists in France and shows the victims are never believed even if they have all the elements of proof, which Édouard did. It was incontestable.”

Another friend, the philosopher and sociologist Geoffroy de Lagasnerie wrote online: “It (the judgment) doesn’t state what Édouard says is untrue, it simply states that objective elements or testimonies are never conclusive enough. Édouard always distanced himself from this trial from which he expected nothing … I can’t help but see this decision as the revenge of an institution against someone who didn’t want to play the game. Édouard didn’t attend the trial … the truth remains the truth.”

Louis’s lawyer Emmanuel Pierrat said the verdict was absurd and that the appeal meant the case would be “tried again from zero”.

“There is a lot of work to be done in France regarding the trying of rape cases as we have seen in this case. Louis was interviewed by three different police services, by doctors and yet he was criticised because he refused to come to court and recount it all over again for the fifth time,” Pierrat said.

Marie Dosé, lawyer for the accused, called the appeal “absurd”.

“It would have been wiser to put an end to this sad legal affair,” she said. “What’s the court of appeal going to do almost 10 years after the facts?”


France This Way review: Castelnau castle is an imposing medieval castle in an enviable hilltop location on a rocky plateau with lovely views across the rolling countryside in all directions, and is one of the most impressive sites in the region.

History of Chateau de Castelnau-Bretenoux

The original house on this site was first fortified around 1100 by its owner, Hugues de Castelnau.

From the middle of the 12th century the castle fell into English hands under King Henry II (as did much of south-west France) only returning to France following the end of the Hundred Years War.

The castle was once again in the hands of the original owners - the barons of Castelnau, and the built the castle we see today in the 13th century, surrounded by a 250 metre long wall theat incorporated three bastions and six semi-circular towers.

The tower called the Tour de l'auditore is the oldest part of the castle, built in the 11th century, and the castle keep next to it was added in the 12th century. The remainder of the castle was largely built in the 14th century. Further defenses were added during the 15th centuries to cope with advances in weapons.

Further defensive modifications were made in the 16th century but by the 17th century all defensive requrements had passed and the castle was converted into a more 'habitable' building with the addition of windows to the walls and the conversion of parts of the inside of the castle to halls and bedrooms.

As a result, the castle we see today has elements that span a wide period, from the 12th century to the 17th century.

During the early 18th century the last of the line of barons of Castelnau died without an heir, and for 170 years the castle fell into disrepair, a situation significantly worsened by a substantial fire in the middle of the 19th century that destroyed many of the 17th century modifications.

At the end of the 19th century Jean Moulièrat, an opera singer from Paris, bought the castle, renovated it and and decorated the rooms in the medieval style, combining gothic revival elements with ideas taken from his knowledge of theatre stages.

On his death, Moulièrat bequeathed the castle to the nation and the Chateau Castelnau-Bretenoux is now a National Monument that still belongs to the state.

Visiting the Chateau de Castelnau-Bretenoux

The castle is easy to find - it dominates the landscape in all directions. There is a large car park below the castle and then a short walk up the hill passed several houses to reach the entrance to the castle.

The Chateau de Castelnau-Bretenou is a substantial and well-proportioned castle, surrounded by three high walls that together form a triangle with each side around 80 metres long. Substantial parts of the castle are built in red stone, which gives it a unique appearance, and the buildings are all accessed from a large central courtyard.

There are large round towers at two of the corners, and the house where Jean Moulièrat lived and a smaller tower in the third corner of the triangle.

There are further supplementary defences outside the main castle walls, with one ring of fortified walls just outside the towers, and then a second, more substantial ring of fortifications incorporating several bastions and surrounding the entire structure.

You will notice that the various parts of the castle have different architectural styles: for example the residential tower and the castle keep (opposite you when you enter the courtyard) were built in the 13th century, while the artillery tower (to your right) was built in the 15th century.

Two further rooms, accessed from the main courtyard, contain various stone and marble statues and reliefs and you can climb to the top of the round artillery tower to enjoy the lovely views, of the courtyard and of the countryside around the castle.

From the courtyard you can also access the chapel, a small 14th century addition with a vaulted ceiling and a 15th century staircase and balcony as well as some fragments of medieval frescoes on the walls. Originally these paintings covered the entire surface of the walls in the chapel.

Inside the Chateau de Castelnau you can visit several imposing rooms - the apartments of Jean Mouliérat - that have been furnished in the 19th century style with collections of paintings, art and tapestries.

The oratory is probably the most interesting room in the castle. Here in the former guardroom you can see a 15th century stained glass window depicting the crucifixion and brought here from the cathedral in Quimper, several items of gothic style furniture, and two very impressive 15th century Spanish altarpieces which depict the lives of Saint Bartholomew and Saint Blaise.

Entrance to the castle costs around 8 euros (there is also a charge of three euros for parking). Although there is not a great deal to see inside the chateau we found it to be good value for money.

Attractions nearby

There are numerous places of interest in this region, including villages such as Loubressac, Rocamadour and Collonges-la-Rouge, the cave system at Gouffre de Padirac, and the towns of Saint-Cere and Martel. This is one of our favourite areas of France for enjoying beautiful countryside and historic towns and villages.

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